Rue de la Colombe île de la Cité


Au détour d’un nom de rue doux, rue de la Colombe sur l’île de la Cité à Paris, se trouve au n°4 une très vieille maison et le plus ancien bistrot de Paris. Sa construction, authentifiée par une découverte incongrue, remonte au Moyen-âge (XIIIe siècle) 1298. Elle est restée maison d’un étage jusqu’en 1557 et fait partie des plus vieilles maisons de Paris (rdc 1er étage).

Elle nous revient de loin ! (720 ans) échappant plusieurs fois à la destruction (par le temps, l’oublie et la bienveillance), cette maison aurait comme un halo de protection pour être toujours là de nos jours. Respect !

Le fil d’Ariane a pu remonter jusqu’à la source (fin XIIIe siècle) grâce à Michel Valette qui acquit ce bien en 1954. Avec son épouse Beleine ils en firent le célèbre Cabaret de la Colombe (1954-1964) puis un restaurant 3 étoiles « La Colombe » (1964-1985), tout en se passionnant pour l’histoire de cette maison. La découverte d’un squelette de chat lors de rénovation, est l’aboutissement de ce fil d’Ariane. (voir détail + bas ↓)

 

Rue de la Colombe, la Cité (Paris)

En 1223 la rue de la Colombe portait déjà ce nom.
Elle est une des rares rues qui subsistent encore dans son tracé et son nom sur l’île de la Cité.

Tout le dédale de petites rues, de chapelles et d’églises médiévales (sur le plan ci-dessous ↓) a disparu depuis le remaniement du Baron Haussmann (partir de 1866).
Voir sur « Paris Atlas historique » l’évolution du tissu urbain sur l’île depuis l’an 1000.

Plan de l’île de la Cité par Jean-Baptiste Scotin, graveur (vers 1720).

 

Dans une notice sur les anciennes maisons rue de la Colombe en 1853Charles Lefeuve écrivait :
« De la petite rue qui nous occupe, parle une charte de l’an 1223 (…) La rue ne comptait alors que 6 maisons et 2 lanternes ; c’est seulement en 1811 qu’on l’a prolongée jusqu’au quai. De ses vieilles maisons, qui plus est, la plupart ouvrent sur d’autres rues ; tels sont le 9, le 7 et le 5. Cette dernière propriété à double face comporte les restes d’une chapelle Saint-Aignan, près de laquelle nous ne pouvions moins faire que de passer deux fois. Une ancienne porte cochère est aussi condamnée au n°4, dont l’enseigne à Saint-Nicolas doit remonter au moyen-âge ; néanmoins sa façade est décorée de rinceaux, et ses fenêtres, de grilles d’appui, qui prouvent une reconstruction datant seulement du dernier siècle.
On remarque au 8, grâce aux marches d’un café, un changement de niveau, qui porte à soupçonner que d’anciens fossés servaient par-là de limite au cloître
[les remparts gallo-romains du IIIe siècle ont été mis à jour à ce niveau en 1898]. Nul doute que le sol de la Cité, au lieu de s’abaisser, s’est élevé. Le 12, une construction haute à escalier d’autant plus ténébreux, s’accote depuis longtemps sur le 14, dont le seuil est rue Chanoinesse ; l’origine de l’un et de l’autre remonte à celle de la rue de la Colombe. ».

↓ Rue de la Colombe vue des deux extrémités ↓

↑ Jusqu’en 1865 [1] et [2], la rue a conservé son allure typique médiévale post 1185 – rue étroite, sinueuse pavée avec une rigole centrale et des bornes de pierre en bordure.

Parallèle entre deux vues. Sur cette précieuse estampe de 1863 [1], la rue de la Colombe est vue depuis le sud vers le nord. Le n°4 est la dernière maison plus haute que les autres (côté gauche).
Sur la photo de 1865 [2], la rue est vue depuis le nord (rue des Ursins). Le n°4 est la 1ère maison en angle à droite.
Les maisons sur la gauche (n°3 et n°5) sont aussi très anciennes et toujours là en 2018 ; elles sont aujourd’hui classées aux Monuments Historiques et pourraient recéler des restes de la Chapelle Saint-Aignan achevée vers 1120.

↓ Vues depuis la rue des Ursins ↓

↑ En 1865 [3] la rue basse des Ursins se poursuit jusqu’à l’ancienne rue d’Arcole.

En 1870 la rue de la Colombe échappe à la destruction du Baron Haussmann, tout comme les rues Chamoinesse et des Ursins, en raison de la fin de l’Empire de Napoléon III. Alors que la nouvelle rue d’Arcole est déjà ouverte, on le voit sur la photo de 1869. Le n°4 est la première maison, face droite ↓

↓Vue depuis le quai aux fleurs ↓

↑ En 1869 [5], le trottoir a fait son apparition. Puis, un grand changement s’est opéré avec la trouée de la nouvelle rue d’Arcole et la destruction des immeubles mitoyens que l’on perçoit sur le côté droit. Les affiches publicitaires siègent désormais sur la hauteur du n°4 ; elles y resteront jusqu’en 1880.

↑ En 2018 [6]. Tous les numéros pairs de la rue (côté droit) ont été détruits en 1898, sauf le n°4 notre maison (face). De nouvelles bâtisses ont été construites en retrait, la rue est devenue plus large et plus lumineuse. C’est à l’occasion de ces travaux que fut découverte une part de l’enceinte gallo-romaine de Lutèce (l’île de la Cité) datant du IIIe siècle.

↑ Là, nous avons remonté la rue de la Colombe face au n°6, on regarde notre maison du n°4 ↑; en fond sur l’autre rive on aperçoit l’Hôtel-de-Ville.

 

4 rue de la Colombe, histoire d’une maison

En 1955, Michel et Beleine Valette deviennent pleins propriétaires d’un bail de tout l’immeuble du 4 rue de la Colombe et pour ce qui nous intéresse ici ce sont les recherches qu’il a effectuées sur cette maison chargée d’histoires. L’archiviste paléographe, Michel Le Moèl, l’a rejoint dans sa quête pour remonter le temps des écrits.
Laissons-nous aller par ce temps tel qu’il nous est conté ! En 2 temps.

Une histoire et une légende qui remonte au Moyen-âge.

« Vers l’année 1225 [réévalué à 1296] se trouvait à l’emplacement actuel de l’immeuble une maison d’un étage qui avait plusieurs centaines d’années. Construite en torchis et pans de bois, elle était passablement délabrée. Au premier vivait un sculpteur breton, que l’on avait fait venir pour travailler aux gargouilles de Notre-Dame en construction. Il possédait chez lui un couple de colombes apprivoisées qu’il gardait dans une liberté limitée à la taille de son propre logement. Un hiver, la maison s’effondra en son absence, probablement à la suite d’un affaissement de terrain dû aux inondations de la Seine et, en même temps que la maison, un pan entier de la fortification gallo-romaine qui la jouxtait. (…) En remplacement fut construite une autre maison de pierre d’un étage en utilisant les pierres du mur détruit de l’enceinte… » Rapporté par l’écrivain Jacques Yonnet dans La légende des colombes.

Par ailleurs, Guillaume de Nangis, historien bénédictin de Saint-Denis mort en 1300, écrivait : « En 1296, la Seine déborda avec une telle violence que aucun âge ne se souvenait d’en avoir vu une pareille et qu’on en lisait aucun exemple dans les historiens. » « Le Grand Pont et le Petit Pont qui relient la Cité furent emportés. Toutes les maisons que supportaient ces ponts s’effondrèrent dans la Seine »  …….. »

 

4 rue de la colombe, île de la Cité Paris (févr.2018 ChPL)

En remontant le fil d’Ariane

« (…) Le quart nord-est de l’Île dans lequel se trouve l’immeuble présente un caractère de confusion en ce qui concerne la détermination de certaines censives et les textes susceptibles de fournir des informations sont, sur ce point, quasi inexistantes.
Michel Le Moèl n’imaginait donc pas comment remonter aux premières origines de propriété. Dans les actes notariés consultés, aucune précision de censive n’était donnée. Heureusement, il découvrit que la maison était grevée d’une rente de six livres perçue par l’ancienne paroisse de Saint-Landry en la Cité. [L’église Saint-Landry était située à environ 60 mètres de la Maison de la Colombe. La rue d’Arcole actuelle traverse l’endroit où elle se trouvait.]
Cette découverte lui permit de remonter au XVIe siècle dans la liste des propriétaires

  • Maistre Allain de la Croix, est le plus ancien propriétaire identifié.
  • Marie Chevrier, veuve de Léon Lescot (Arch.nat. S 3412) devient la deuxième propriétaire identifiée. En 1557, il s’agissait d’une vieille maison d’un étage en assez mauvais état. Le beau-frère prestigieux de cette Marie Chevrier, Pierre Lescot, le célèbre architecte du Louvre, fit des donations à ses cinq neveux et nièces, Marguerite, Madeleine, Pierre II, Claude et Léon afin qu’ils puissent tous se loger. Il suréleva la maison de trois étages, parfaitement supportés par les murs solides, en pierre, du rez-de-chaussée et du 1er. Une renaissance en pleine Renaissance. La surélévation, en dehors des pierres d’angle, était en pans de bois.
  • Différents propriétaires au cours du 17e siècle (…)
  • Jusqu’à Louise- Charlotte de Bournonville qui épousa en 1690, Alexandre Martineau, elle hérita et le dernier bail qu’elle consentit le 7 septembre 1745 fut accordé à un savetier Joachim Arnould. L’immeuble était déclaré contenir : « Une boutique, une arrière boutique, quatre étages de deux chambres chacun, deux petits greniers dessus ». Arch. Nat. Minutier central, CXII, 693. Il n’avait donc pas été transformé depuis 2 siècles. A la mort de Louise-Charlotte en 1752, ses neveux René-Nicolas d’Archambault et Jean d’Archambault de Senantes héritèrent. Le premier mourut en 1757. La maison avait continué à se dégrader considérablement.
  • Le 23 mars 1769, l’acte notarié de vente au nouvel acquéreur, Louis Combédias, un perruquier, ne donne aucune précision : « une maison ensemble les pierres et les moellons » contre une somme de 2.000 livres. Notre perruquier restaura ce qui restait et en profita pour surélever encore l’immeuble de deux étages ou, pour être plus précis, d’un étage et d’un grenier.

Lorsqu’aujourd’hui on observe l’immeuble on distingue une première corniche au-dessus du premier étage, puis les trois étages supplémentaires construits par Pierre Lescot en 1560, et une autre corniche au-dessus du quatrième étage, surmontée de la surélévation datant de la fin du XVIIe et formant le cinquième et le sixième mansardé.

  • Le 25 juillet 1822 deux rentières, les demoiselles Cabasset, acquirent l’immeuble et le donnèrent à bail en 1823 à l’épicier Pierre Pallier, puis le 21 avril 1826 au marchand de vin Millevoie, qui renouvela le bail en 1846 Arch. [De la Seine, DQ 18 126 et 130]. C’est lui qui donna à l’extérieur du rez-de-chaussée et du premier étage la teinte chocolat cognac et fit installer les grilles « marchand de vin » et les boiseries extérieures avec leurs têtes de Bacchus, peintes d’une couleur vert bleu. Millevoie qui avait si joliment équipé La Colombe ne devait plus être là lorsque, dans les années 1860 à 1880, l’immeuble fut couvert d’affiches inesthétiques.
  • En 1891 un certain Constant Agniez, propriétaire de l’immeuble, fait un bail portant sur la totalité de l’immeuble au sieur Jean Pons marchand de vin pour quatorze ans avec un loyer annuel de deux mille cinq cents francs. La description de l’immeuble indique un rez-de-chaussée, un entresol et cinq étages.
  • Bistrot Desmolières de 1895 à 1953
    En 1895, Alexandre Desmolières et son épouse Berthe née Maillard rachetèrent le fonds à Madame Vve Mouchet. La clientèle des Halles qui passait devant chez eux en charrette, s’y arrêtait pour avaler un bouillon de bœuf.
  • En octobre 1921, le propriétaire de l’immeuble Constant Agniez le vendit à la Ville de Paris qui souhaitait le détruire mais qui accepta de renouveler le bail en janvier 1928. À la mort des Desmolières, leurs enfants Madeleine et Robert leur succédèrent. Ils étaient avisés régulièrement qu’ils pouvaient être mis dehors sans indemnité si la Ville décidait de réaliser dans la rue une « opération d’utilité publique ». Ils y restèrent sans le moindre frais de travaux de réparation, ni de demande d’installation l’électricité. Le bistrot demeura ainsi, éclairé par un lustre à gaz dans son décor branlant datant de 1830. Il n’attirait qu’une clientèle populaire assez pauvre, venant boire un verre de vin bon marché, jouer aux cartes ou aux échecs. Cependant l’endroit fut découvert par des poètes (Jacques Prévert, André Vers, Francis Carco, Mac Orlan, Maurice Fombeure, Jacques Yonnet entre autres) qui le fréquentèrent sans lui faire de publicité par crainte qu’il ne se transformât en lieu à la mode et perde son pittoresque cachet. En 1953, il se trouvait en l’état de 1921 quand la Ville de Paris l’avait acheté pour le démolir.
  • Le peintre américain Ludwig Bemelmans de 1953 à 1955
    Ludwig Bemelmans très célèbre aux Etats-Unis par ses livres d’humour, ses peintures, ses cartoons (notamment les albums de « Madeline ») s’enticha de ce bistrot pittoresque et sans se soucier de son frappé d’alignement voulut y faire un lieu où il puisse recevoir ses amis. Il acheta le fonds en 1953 par l’intermédiaire d’un prête-nom français et sans abîmer le vieux décor y fit mettre le tout-à-l’égout. Il redonna à l’endroit le nom de « La Colombe », décora les murs de la salle à manger de fresques amusantes et colorées et y fit venir une clientèle internationale d’un haut niveau. En 1954, à la suite d’un désespoir d’amour, il décida de se débarrasser du lieu. Mais le prix de mise en vente était tombé au plus bas sur le cadastre. Michel Valette fit une proposition qui fut acceptée.
  • Le cabaret La Colombe de 1954 à 1964Restaurant La Colombe de 1954 à 1985
    Michel Valette et son épouse Beleine entrèrent dans les lieux en octobre 1954. L’immeuble était toujours frappé d’alignement. C’est seulement après de nombreuses années de démarches, que la bâtisse fut enfin sauvée, en 1962, en tant qu’immeuble de plus de 100 ans à moins de 100m des berges de la Seine par un décret d’André Malraux. Ils purent ainsi racheter les murs à la Ville de Paris.
  • En 1985 ils vendent le fond de commerce à un particulier et en 1990 l’immeuble entier à un investisseur.
  • Après quelques années où il resta inoccupé, l’immeuble fut vendu par appartements et le rez-de-chaussée fut acheté par un marchand de vins. »

Sources – Michel Valette : « La Colombe, histoire d’une maison de Paris« 

En ce lieu, l'histoire des cavistes perdure.

4 rue de la Colombe, île de la Cité Paris (fév. 2018 ChPl)

Mais il manquait un élément pour remonter jusqu'au XIIIe siècle.

L’immeuble avait été sauvé et protégé par le couple Valette, amenant des lettres de noblesse à cette maison d’origine modeste. Puis comme par reconnaissance, la maison s’est livrée qu’un poids du passé. Irréfutable ! Voici donc ci-après, le deuxième temps de la découverte.

L’origine authentifiée par une découverte macabre lors de rénovation

Témoignage de Michel Valette ↓

« Devenant propriétaires du fonds, nous dûmes procéder au remplacement de deux poutres en très mauvais état au plafond du rez-de-chaussée. Leurs mesures furent prises pour les remplacer par deux poutres anciennes elles aussi, mais… impeccables. Toutes les tomettes de la salle du premier furent enlevées précautionneusement sans les casser, afin qu’elles puissent être scellées à nouveau mais cette fois au ciment, après
le remplacement des poutres. Sous les tomettes, on dut dégager six à huit centimètres de gravats de mortier avant d’atteindre des baguettes de châtaigner. En dégageant les baguettes clouées sur les poutres, nous découvrîmes alors, entre deux d’entre elles, un squelette de chat parfaitement nettoyé, d’une impeccable blancheur. Nous avons cru qu’au cours des derniers siècles, le chat d’un locataire du premier ayant passé l’arme à gauche, son maître attristé par sa perte l’avait ainsi enterré dans son propre logement en soulevant quelques tomettes. Après avoir raconté l’histoire autour de nous et avoir montré ce squelette à nos amis, nous nous en sommes débarrassés en le jetant à la décharge. Nous l’avons regretté. En effet quelques mois plus tard, lisant un ouvrage sur l’architecture du Moyen-Âge en Île- de-France, j’appris que, lors de la construction d’un bâtiment, il était d’usage d’emmurer entre plafond du rez-de-chaussée et plancher du premier étage un chat noir vivant, afin de conjurer le malin. Cette coutume barbare s’est estompée au début du XIVe siècle.

Nous avions ainsi fait disparaître la preuve que les deux premiers étages de la maison dataient du XIIIe ! Heureusement, nous avions pu avoir personnellement en mains cette preuve qui mit en joie Jacques Yonnet et j’en atteste sur l’honneur la véracité. »

Michel Valette

Maison de la Colombe, plaque commémorative

Histoire d’une maison, plaque commémorative, quand l’Histoire rejoint la légende.

 

 


Sources / Info +

  1. Les anciennes rues de Paris – Rue de la Colombe, photo de la porte en 1900 /Paris d’antan
  2. La maison de la Colombe, du XIIIe siècle à nos jours – son histoire et légende de Jacques Yonnet.
  3. La Colombe – Histoire d’une maison de Paris âgée de 720 ans – Quand l’histoire rejoint la légende : explications, détails, plaque commémorative – Auteur du projet : Michel Valette (mai 2015) document en pdf.
  4. « A la découverte de la Colombe en l’île de la Cité » – de Michel Valette –
  5. Rue de la Colombe (Cité), 1863 : [estampe] / APM [Potémont] – source Gallimedia BnF
  6. Rue de la Colombe 1865, photo Charles Marvilles / Vues du vieux Paris (vergue.com)
  7. Rue de la Colombe 1869, photo de Pierre Emonts (Paris musée collection Carnavalet)
  8. Rue Basse des Ursins 1865, photo Charles Marvilles / Vues du vieux Paris (vergue.com)
  9. Les anciennes maisons de Paris. Rue de la Colombe (p.65 T.4, notice écrite en 1859) / Histoire de Paris rue par rue, maison par maison T.4 / Lefeuve, Charles (1818-1882) – Source Gallimedia BnF.
  10. L’île de la Cité et le centre de Paris, avec les plans successifs du Moyen âge au XXIe siècle – Paris Atlas historique

Les plus vieilles maisons de Paris :
3 rue volta, Paris 3e (rive droite), 1644
– 51 rue de Montmorency, Paris 3e (rive droite), 1407
– 4 rue de la Colombe, s’avère donc bien plus ancienne encore, 1298

 

 

Ch.PL

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