Le huis clos meurtrier du Bataclan

(Mis à jour le 1er Jan. 2016)

Vendredi 13 novembre 2015, un peu après 21h42 la dernière équipe de terroristes pénétrait dans le Bataclan, kalachnikov à bout de bras, mitraillant à mort dès l’entrée toutes personnes qu’ils rencontraient. Sur scène le groupe de rock Californien Eagles of Death Metal finissait leur 6e morceau dans une salle bondée, le concert se jouait à guichet fermé 1 500 places pré-vendues. Dans cette tuerie, 90 personnes y trouveront la mort et plus de 300 blessés seront acheminés dans les hôpitaux de Paris dont 90 y seront admis en « urgence absolue ».

Depuis on en sait plus sur le déroulé de cet infernal huis clos, traumatisant à vie pour tous ceux qui l’ont vécu. Une bande son (de près de 3 h) a été retrouvée sur le lieu par la police judiciaire, toute l’attaque du Bataclan y est enregistrée. Elle est toujours entre les mains de la justice.
Puis, quelques 6 000 procès-verbaux de l’enquête ont été consignés au quai d’Orsay. Ils constituent les témoignages sources (même si quelquefois antinomiques) dont Le Monde a pris connaissance pour en faire une synthèse (cf. ici + bas).


J’ai fait ici le choix d’une revue de presse des témoignages (visuels, audios, écrits) pour comprendre l’insoutenable, comme pour exorciser cette douleur persistante. Ch


Eagles of Death Metal - Bataclan 13nov2015 (photo Manu Wino)

Eagles of Death metal - Bataclan le 13/11/2015 (Photo Manuwino)

Manuwino, photographe professionnel de 37 ans, couvrait le concert des Eagles Of Death Metal lorsqu’a éclaté la fusillade. Rescapé, il publie le 16/11/2015, des photos prises ce soir-là, juste avant la tragédie. // Manuwino.com

21h42 Le coup d’envoi des terroristes

C’est l’heure d’envoi du message « on est parti on commence » SMS du portable retrouvé dans une poubelle à côté du Bataclan.

Image des derniers instant du concert avant la fusillade (Le Parisien 15/11/2015) : Le groupe de rock est en train d’interpréter son sixième morceau « Kiss of the devil » quand les balles se mettent à claquer. Sur scène le guitariste du groupe se rend compte du danger lâche les doigts de son instrument avant de s’enfuir. Dans la salle, de nombreux spectateurs ne comprennent pas immédiatement. Les récits des témoins sont toujours les mêmes. Tous ont entendu des pétards au fond de la salle.

Vidéo des premiers coups de feu,

 

21h45 l’assaut du Bataclan commence.

Témoignage de Didi (enregistrement audio) responsable de la sécurité depuis 2004 au Bataclan. Vendredi 13 novembre 2015, il surveillait l’entrée de la salle de concert au moment où les terroristes ont attaqué. En quelques minutes, il a dû réagir, se cacher et tenter de sauver sa vie pour accéder aux portes de secours, les ouvrir et permettre ainsi l’évacuation des spectateurs. Il revient pour Le Monde sur cette soirée en enfer (17/11/2015).

Peu avant 22 h, Daniel Psenny, journaliste au Monde, filme de chez lui la fuite des spectateurs par les portes de secours – Passage Saint-Pierre Amelot Paris 11e :

(…)

 


L’assaut du Bataclan, raconté heure par heure

(cf. article de Simon Piel, Emeline Cazi et Soren Seelow Le Monde au 31 déc. 2015) :

« Les quelque 6 000 procès-verbaux de l’enquête – dont Le Monde a pris connaissance – permettent de retracer avec une grande précision les préparatifs des terroristes et le déroulement des attentats. Ils permettent notamment de comprendre comment s’est passé exactement l’assaut du Bataclan.

Peu après 21 h 45, …, trois hommes – (…) – descendent d’une Polo et font feu devant la salle de spectacle. Trois personnes meurent aussitôt.

Les rescapés de cette première fusillade se réfugient aussitôt à l’intérieur de la salle, ignorant le cauchemar qui les attend. Deux terroristes se dirigent vers la fosse et tirent à nouveau. Un vigile ouvre une issue de secours pour laisser sortir les spectateurs, mais un troisième homme les attend dehors et mitraille, avant de rejoindre ses deux complices dans la salle.

Dans la fosse, les spectateurs pris au piège se couchent au sol, feignant d’être morts. « Celui qui bouge, je le tue, tu vas voir toi », lance un assaillant en tirant méthodiquement dans la foule : « J’avais dit de ne pas bouger ! » Certains s’amusent avec les otages : « Allez-y, levez-vous, ceux qui veulent partir, partez », lance l’un d’eux. « Bien sûr, tous ceux qui se sont levés se sont fait tirer dessus », raconte un rescapé » ….

22 h les premiers policiers (un commissaire divisionnaire et un brigadier, membres de la BAC) arrivent sur place, alertés par radio dix minutes plus tôt. … Ils pénètrent dans la salle par l’entrée principale, une simple arme de poing à la main. Leur intervention a mis fin au massacre. (…)

Lire tout l’article sur http://www.lemonde.fr/attaques-a-paris/article/2015/12/30/13-novembre-l-assaut-du-bataclan-heure-par-heure_4839440_4809495.html#HfLH5j0yJM0MIdpH.99


 

Retrouver des sources d’info :

 

l’enquête se poursuit :

 

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